{"id":217,"date":"2019-11-13T20:15:04","date_gmt":"2019-11-13T20:15:04","guid":{"rendered":"https:\/\/services-bibliotheques.uqam.ca\/info-cclr\/?page_id=217"},"modified":"2019-11-13T20:15:04","modified_gmt":"2019-11-13T20:15:04","slug":"volet-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/sites-bibliotheques.uqam.ca\/livres-rares\/expositions\/50-ans-uqam\/volet-2\/","title":{"rendered":"Volet 2 &#8211; Le legs de l\u2019\u00c9cole normale Jacques-Cartier"},"content":{"rendered":"\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"mce_0\">Pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 partir du 9 mars 2020 <\/h3>\n\n\n\n<p>C\u2019est\nen 1857, soit l\u2019ann\u00e9e suivant la cr\u00e9ation du Conseil de l\u2019instruction publique,\nque les premi\u00e8res \u00e9coles normales font leur apparition au Qu\u00e9bec afin d\u2019offrir\nune formation de qualit\u00e9 aux futurs enseignants. \u00c0 Montr\u00e9al, deux de ces \u00e9coles\nouvrent leurs portes : McGill pour les anglophones (int\u00e9gr\u00e9e au Macdonald\nCollege en 1907) et Jacques-Cartier pour les francophones. D\u2019abord install\u00e9e au\nCh\u00e2teau Ramezay, l\u2019\u00c9cole normale Jacques-Cartier migre en 1879 vers le futur\nsite du parc Lafontaine, rue Sherbrooke. L\u2019institution, destin\u00e9e \u00e0 former les\nenseignants des \u00e9coles primaires dans la foi catholique, n\u2019admet les filles\nqu\u2019en 1899. Dans les ann\u00e9es 1960, les conclusions de la Commission Parent\nrecommandent que l\u2019encadrement des futurs enseignants soit plac\u00e9 sous la\nresponsabilit\u00e9 des universit\u00e9s et de leurs facult\u00e9s des sciences de\nl\u2019\u00e9ducation. Aussi, la grande majorit\u00e9 des \u00e9coles normales ferment-elles leurs\nportes entre 1965 et 1970, dont l\u2019\u00c9cole normale Jacques-Cartier qui se voit\nfusionn\u00e9e \u00e0 l\u2019UQAM en 1969. L&rsquo;\u00e9difice de l\u2019\u00e9cole devient alors le pavillon\nLafontaine de la nouvelle universit\u00e9 o\u00f9 elle abrite, durant plusieurs ann\u00e9es,\nsa Facult\u00e9 de l\u2019\u00e9ducation.<\/p>\n\n\n\n<p>Le\npremier directeur de l\u2019\u00c9cole normale Jacques-Cartier en 1857 fut\nHospice-Anthelme Verreau (1828-1901), poste qu\u2019il conserve jusqu\u2019\u00e0 sa mort.\nDocteur \u00e8s lettres de l\u2019Universit\u00e9 Laval et membre de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale du\nCanada (1883), ce pr\u00eatre \u00e9ducateur a laiss\u00e9 une marque consid\u00e9rable dans le\npaysage culturel du Qu\u00e9bec. P\u00e9dagogue, administrateur scolaire, historien,\npol\u00e9miste, archiviste, auteur et grand bibliophile, H.-A. Verreau a dirig\u00e9 avec\nfermet\u00e9 et rigueur cette \u00e9cole qu\u2019il souhaitait \u00e9riger \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9\nd\u2019excellence. Parmi ses projets les plus chers figure la cr\u00e9ation d\u2019une\nbiblioth\u00e8que pour son \u00e9cole. <\/p>\n\n\n\n<p>La\nmajorit\u00e9 des ouvrages pr\u00e9sent\u00e9s dans cette exposition ont \u00e9t\u00e9 acquis par ses\nsoins. Verreau cultivait un int\u00e9r\u00eat particulier pour la litt\u00e9rature viatique,\ngenre aux finalit\u00e9s didactiques dont les formes varient, incluant le r\u00e9cit, le\ncarnet de bord, le journal intime, les m\u00e9moires, les lettres, le documentaire\nscientifique, mais toutes ont pour d\u00e9nominateur commun de s\u2019ancrer dans la\ndescription g\u00e9ographique, ethnographique, scientifique d\u2019un ailleurs \u00e0 faire\nd\u00e9couvrir et \u00e0 faire conna\u00eetre. Le r\u00e9cit de voyage construit un discours\nempreint de v\u00e9rit\u00e9, sans \u00eatre exempt toutefois de repr\u00e9sentations, pr\u00e9jug\u00e9s ou\nid\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues ; il se distingue par la description des lieux, des gens, des\nm\u0153urs, des langues, des cultures, de la faune et de la flore. Le genre est\npratiqu\u00e9 depuis l\u2019Antiquit\u00e9, mais conna\u00eet une v\u00e9ritable explosion depuis les\nGrandes d\u00e9couvertes des c\u00f4tes Africaines et de l\u2019Am\u00e9rique \u00e0 la fin du XV<sup>e<\/sup>\nsi\u00e8cle. Dans son approche descriptive et didactique, le genre favorise l\u2019image\npour soutenir le r\u00e9cit et donner \u00e0 voir au lecteur cet ailleurs dans la\nressemblance et la diff\u00e9rence de ce qu\u2019il vit.<br>\n<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">1<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Lafitau, Joseph-Fran\u00e7ois<\/strong> (1681-1746). <em>M\u0153urs des sauvages ameriquains, comparees aux moeurs des premiers temps<\/em>. Paris, Saugrain l&rsquo;a\u00een\u00e9; Charles Estienne Hochereau, 1724.<br>Cote&nbsp;: LA-C 1724 E 58 T. 2<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tabli en mission au fort du Sault-Saint-Louis (Kahnawake), au d\u00e9but du\nXVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, le p\u00e8re j\u00e9suite Joseph-Fran\u00e7ois Lafitau (1681-1746)\nobserve et d\u00e9crit les m\u0153urs et comportements des hommes et des femmes de la\ncommunaut\u00e9, puis \u00e9tablit un parall\u00e8le entre eux et les soci\u00e9t\u00e9s de l\u2019Antiquit\u00e9\nafin de faire ressortir les ph\u00e9nom\u00e8nes humains universaux. Aussi Lafitau est-il\nconsid\u00e9r\u00e9 comme le pr\u00e9curseur de l\u2019anthropologie et de l\u2019ethnologie et a exerc\u00e9\nune grande influence sur le mouvement des Lumi\u00e8res. <\/p>\n\n\n\n<p>La planche qui est ici expos\u00e9e d\u00e9crit la fa\u00e7on dont les prisonniers de\nguerre sont trait\u00e9s la nuit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Le temps le plus f\u00e2cheux\npour eux, est celui de la nuit ; car tous les soirs ont les \u00e9tend sur le dos\npresque tout-nuds, sans autre lit que la terre, dans laquelle on plante quatre\npiquets pour chaque prisonnier, afin d\u2019y lier leurs bras, &amp; leurs pieds\nouverts &amp; \u00e9tendus en forme de Croix de Saint Andr\u00e9. On enfonce de plus un\ncinqui\u00e9me piquet auquel on attache un collier, qui prend le prisonnier par le\ncol, &amp; le serre de trois ou quatre tours. Enfin on le ceint par le milieu\ndu corps avec un autre collier ou sangle, dont celui qui a soin du captif,\nprend les deux bouts qu\u2019il met sous sa t\u00eate pendant qu\u2019il dort, afin d\u2019\u00eatre\n\u00e9veill\u00e9, si son prisonnier faisoit quelque mouvement pour se sauver. <\/p>\n\n\n\n<p>Cette posture si\ncontrainte durant une nuit enti\u00e9re, est sans doute un supplice. Mais c\u2019est un\nmartyre des plus rigoureux dans la saison des Mousquites&nbsp;; et des\nMaringoins ou Cousins; car il n\u2019est pas possible d\u2019exprimer jusqu\u2019o\u00f9 va\nl\u2019importunit\u00e9 de ces animaux, qui volant par millions, &amp; ne faisant que bourdonner,\nne cessent d\u2019enfoncer leurs aiguillons jusqu\u2019au vif, &amp; de sucer le sang [\u2026]<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">2<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Mela, Pomponius<\/strong> (1<sup>er<\/sup> s. ap. J.-C.). <em>Cosmographia, sive de situ orbis. <\/em>[Venise, Erhard Ratdolt, 1482].<br>Cote&nbsp;: LA-D 1482 G132<\/p>\n\n\n\n<p>Cet unique incunable\nde la collection uquamienne contient plusieurs ouvrages diff\u00e9rents&nbsp;: la <em>Cosmographi Geographia<\/em> en trois livres\nde Pomponius Mela (en latin, 1<sup>er<\/sup> si\u00e8cle), suivi de l\u2019<em>Orbis Situ<\/em> de Denys le P\u00e9ri\u00e9g\u00e8te (II<sup>e<\/sup>\nsi\u00e8cle), traduit du grec en hexam\u00e8tres latins par Priscien le Grammaririen\n(Constantinople, V<sup>e<\/sup>\/VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle). Dans ce livre, science\ng\u00e9ographique et mythes anciens s\u2019entrem\u00ealent.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet exemplaire,\ndat\u00e9 du 15 ao\u00fbt 1482, fut publi\u00e9 \u00e0 Venise par Erhardt Radolt. Il pr\u00e9sente de\nbeaux caract\u00e8res gothiques avec des titres \u00e0 l\u2019encre rouge, ainsi que des\nlettrines \u00e0 motifs v\u00e9g\u00e9taux sur fond noir. Une carte du monde connu, publi\u00e9e\njuste avant la d\u00e9couverte du Nouveau Monde, ajoute \u00e0 son attrait. Le Centre des\nlivres rares et des collections sp\u00e9ciales de l\u2019UQAM poss\u00e8de \u00e9galement des \u00e9ditions\nde 1722 et de 1820 de cet ouvrage<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">3<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Manesson-Mallet, Allain<\/strong> (1630-1706). <em>Description de l&rsquo;univers, contenant les differents systemes du monde, les Cartes generales &amp; particulieres de la Geographie Ancienne &amp; Moderne. Les Plans &amp; les Profils des principales Villes &amp; des autres lieux plus considerables de la terre&#8230; <\/em>Paris, chez Denys Thierry, 1683. <br>Cote&nbsp;: LA-C 1683 G 114 T. 5<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019une synth\u00e8se de r\u00e9cits de voyage et de trait\u00e9s de g\u00e9ographie\ncompil\u00e9s par Allain Manesson-Mallet (1630-1706), math\u00e9maticien, ing\u00e9nieur,\ng\u00e9ographe et cartographe. L\u2019ouvrage est paru en cinq volumes et comporte de\nnombreuses cartes et gravures qui en font tout l\u2019int\u00e9r\u00eat. Il a connu une\npremi\u00e8re \u00e9dition \u00e0 Paris en 1683 chez Denis Thierry, qui est expos\u00e9e ici, et\nune seconde \u00e0 Francfort en 1685, chez Johann David Zunner. Le frontispice\nmontre l\u2019all\u00e9gorie de la civilisation urbaine qui confronte un couple de lions,\nsymboles de l\u2019\u00e9tat de sauvagerie. On retrouve \u00e9galement dans la sc\u00e8ne Hercule,\nNeptune, le soleil et la lune.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">4<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Bry, Theodor de<\/strong> (1528-1598); <strong>Bry, Johann Theodor de<\/strong> (1561-1623); <strong>Bry, Johann Isra\u00ebl de <\/strong>(1570?-1611); <strong>Gothard, Arthus<\/strong> (1570-1630?); <strong>Vespucci, Amerigo<\/strong> (1454-1512]. [<em>Indi\u00e6 Orientalis, pars undecima<\/em>] : <em>Vera, atque hactenus inaudita relatio angli cujusdam, qui navi quadam, cui<\/em>&#8230; [Oppenheim, Hieronymus Galler, 1619].<br>Cote : LA-F 1598 (1619) DS 411.9 T. 11<br><\/p>\n\n\n\n<p>Cette gravure de la p\u00eache \u00e0 la baleine illustre la troisi\u00e8me\npartie du recueil des<em> \u00ab&nbsp;<\/em>Petits\nvoyages<em>&nbsp;\u00bb <\/em>consacr\u00e9e aux explorations du navigateur\nhollandais Willem Barentsz (1550?-1597)\net \u00e0 la description g\u00e9ographique de l\u2019\u00eele norv\u00e9gienne de Spitzberg d\u2019apr\u00e8s son\njournal de voyage. Le texte original en fran\u00e7ais d\u2019Hessel Gerritsz (1581-1632)\nintitul\u00e9 <em>Histoire du pays nomm\u00e9 Spitsberghe<\/em> avait \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 \u00e0 Amsterdam\nen 1613.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque,\nHollandais, Anglais et Basques se faisaient une rude concurrence dans ces eaux\nglac\u00e9es qui regorgeaient de baleines que l\u2019on chassait pour leur chair et leur\nhuile. Sur l\u2019image, deux Hollandais observent des Indig\u00e8nes chasser les\nbaleines au harpon et les ramener avec des cordages pour les d\u00e9pecer tandis\nqu\u2019une embarcation au loin a chavir\u00e9 avec ses occupants.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ceux qui s\u2019interrogeraient sur la pr\u00e9sence d\u2019Indig\u00e8nes court-v\u00eatus dans ces eaux dites glac\u00e9es, les auteurs notent&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans la mesure o\u00f9 les Indiens de l\u2019\u00cele Sainte-Marie  [c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 l\u2019est de Madagascar, Indes orientales] ne chassent pas les baleines de mani\u00e8re diff\u00e9rente, il a paru bon ici de soumettre aux regards la m\u00eame illustration \u00bb. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">5<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Bry, Theodor de<\/strong> (1528-1598); <strong>Bry, Johann Theodor de<\/strong> (1561-1623);<strong> Bry, Johann Isra\u00ebl de<\/strong> (1570?-1611); <strong>Pigafetta, Filippo<\/strong> (1533-1604). [Livre I : <em>Americ\u00e6, pars IX <\/em>:] <em>Additamentum, non\u00e6 partis americ\u00e6. Hoc est : Vera et accurata descriptio longinquae, diuturnae ac periculossimae<\/em>&#8230;; [Livre II :] <em>Vera et genuina, sed brevis tamen et compendiaria designatio insularum, civitatum, locorumque aliorum maritimorum, qu\u00e6 Hollandi instituta navigatione magna ex parte adiuerunt&nbsp;: ubi simul, qu\u00e6 durante \u0153 itinere singularia ipsis acciderunt aut notata sunt, paucis explicantur edunturque<\/em>. Francfort, Matthias Becker, 1602. <br>Cote&nbsp;: LA-F 1602 E141 T.9<\/p>\n\n\n\n<p>Ce\nrecueil r\u00e9unit le r\u00e9cit illustr\u00e9 des explorations des navigateurs hollandais au\ntournant du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. C\u2019est pourquoi s\u2019y trouvent des r\u00e9cits les\nmenant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00eele de Java en Indon\u00e9sie malgr\u00e9 le titre d\u2019<em>Americae<\/em>.\nDans la troisi\u00e8me partie, on y d\u00e9crit des voyages et d\u00e9couvertes du navigateur\nOlivier Van Noort, dont celui aux \u00eeles Ladrones (\u00eele des Voleurs), maintenant\nles \u00eeles Mariannes, \u00e0 l\u2019est de la mer des Philippines.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette\ngravure sur cuivre repr\u00e9sente l\u2019une des \u00eeles Ladrones, entour\u00e9e de deux navires\nhollandais et de petites barques ou voiliers ainsi que trois de ses habitants. <\/p>\n\n\n\n<p>Les\nmontagnes pointues, dont il est question, sont en fait les sommets de montagnes\nvolcaniques. Selon les premi\u00e8res observations des Hollandais, les habitants, \u00e0\nla peau sombre, avaient l\u2019habitude de se promener nus, y compris les femmes, de\nvivre sans loi et de s\u2019unir entre eux \u00e0 la mani\u00e8re des b\u00eates. D\u2019o\u00f9 il arrive\nque les corps d\u2019un grand nombre soient souill\u00e9s et affreusement ab\u00eem\u00e9s par les\nmaladies v\u00e9n\u00e9riennes. Les habitants des \u00eeles Ladrones avaient, en outre,\ntoujours selon les Hollandais, la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre voleurs et fourbes ce qui,\n\u00e0 l\u2019\u00e9poque, a valu ce nom aux \u00eeles. <\/p>\n\n\n\n<p>Un\nlecteur moderne, encore choqu\u00e9 par la nudit\u00e9 des Indig\u00e8nes, a cru bon de\nrecouvrir le sexe des hommes d\u2019encre bleue et de dessiner un bikini \u00e0 la femme.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">6 et 7<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Ellis, Henry<\/strong> (1721-1806); <strong>Sellius, Gottfried<\/strong> (1704-1767), trad.; <strong>Flipart, Jean Jacques<\/strong> (1719-1782), grav. <em>Voyage de la Baye de Hudson Fait en 1746 &amp; 1747, pour la D\u00e9couverte du Passage de Nord-Ouest, contenant une description exacte des C\u00f4tes &amp; l&rsquo;Histoire Naturelle du Pays, avec une Relation historique de toutes les Exp\u00e9ditions faites jusqu&rsquo;ici pour la D\u00e9couverte d&rsquo;un Passage plus court aux Indes Orientales, &amp; des Preuves \u00e9videntes de la R\u00e9alit\u00e9 de ce Passage<\/em>. Paris, chez Ballard fils, 1749.<br>Cote&nbsp;: LA-D 1749 G 650 T. 1 et T. 2<\/p>\n\n\n\n<p>Henry Ellis (1721-1806)\n\u00e9tait explorateur d\u2019origine irlandaise, deuxi\u00e8me gouverneur de la G\u00e9orgie\n(1757-1760) et lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-\u00c9cosse (1761). En 1746, il\nse joint \u00e0 une compagnie \u00e9tablie pour d\u00e9couvrir le passage du Nord-Ouest.\nL\u2019exp\u00e9dition \u00e9choue et il rentre en Angleterre en 1747. Ellis r\u00e9dige alors le\nr\u00e9cit de cette exp\u00e9dition. L\u2019ouvrage\npara\u00eet d\u2019abord en anglais en 1749 sous le titre <em>Voyage\nmade to Hudson&rsquo;s Bay in 1746, by the Dobbs Galley and The California, to\ndiscover a Northwest Passage.<\/em> Il\nest traduit rapidement en fran\u00e7ais par le naturaliste et traducteur Gottfried\nSellius (1704-1767), qui \u00e9tait, tout comme Ellis, membre de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale\nde Londres et para\u00eet la m\u00eame ann\u00e9e chez Ballard fils, \u00e0 Paris en deux volumes.\nL\u2019ouvrage a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 traduit en 1750 en allemand et en n\u00e9erlandais. La\nplanche du tome 1 montre un porc-\u00e9pic et une \u00ab&nbsp;Esp\u00e8ce de Loup appell\u00e9\nQuick Hatch ou wolverene<em>&nbsp;\u00bb<\/em>, un mammif\u00e8re tr\u00e8s f\u00e9roce du Grand nord.\nLa planche du deuxi\u00e8me tome montre des \u00ab&nbsp;Esquimaux du c\u00f4t\u00e9 de Nord-Ouest\nde la Baye de Hudson&nbsp;\u00bb et un \u00ab&nbsp;Esquimaux dans son Canot \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">8 et 9 <\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Buffon, Georges Louis Leclerc, comte de <\/strong>(1707-1788); [<strong>Pillement, Jean<\/strong> (1728-1808), grav.]. <em>Histoire naturelle, g\u00e9n\u00e9rale et particuli\u00e8re&nbsp;: Quadrup\u00e8des<\/em>. Aux deux-ponts (All.), chez Sanson &amp; Compagnie, 1772-1791. <br>Cote&nbsp;: LA-D 1772 QH 45 B9827 T. 6 et T. 9<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cr\u00e9er cette \u0153uvre\nremarquable et marquante pour les sciences naturelles, le math\u00e9maticien,\nnaturaliste, biologiste Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1708-1788)\ns\u2019est attach\u00e9 de nombreux collaborateurs. La premi\u00e8re \u00e9dition de l\u2019H<em>istoire naturelle <\/em>constitue un ouvrage\nencyclop\u00e9dique, scientifique, monumental de 44 volumes dont la publication\ns\u2019est \u00e9tendue sur plus de cinquante ans, soit de 1749 \u00e0 1804. L\u2019\u00e9dition Sanson ici\n\u00e0 l\u2019honneur comporte plus de 2&nbsp;000 gravures \u00e0 la taille-douce color\u00e9es \u00e0\nla main. Le Centre des livres rares et des collections sp\u00e9ciales de l\u2019UQAM\nposs\u00e8de plusieurs \u00e9ditions de l\u2019Histoire naturelle, soit au total 180 volumes. <\/p>\n\n\n\n<p>Ces ouvrages\ncomportent de nombreux animaux de partout dans le monde, dont certains sont aujourd\u2019hui\ndisparus. Ces deux tomes illustr\u00e9s de gravures rehauss\u00e9es de couleur montrent\ndes animaux du Canada dont l\u2019ours blanc, le lynx, le vison, le p\u00e9kan et la\nloutre.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">10<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Charlevoix, Pierre-Fran\u00e7ois-Xavier de<\/strong>, (1682-1761); <strong>Bellin, Jacques-Nicolas<\/strong> (1703-1772), cartogr. <em>Histoire et description g\u00e9n\u00e9rale de la Nouvelle France, avec le journal historique d\u2019un voyage fait par ordre du Roi dans l\u2019Am\u00e9rique Septentrionale<\/em>. Paris, chez Rolin Fils, 1744.<br>Cote&nbsp;: LA-D 1744 F 5073 T. 1<\/p>\n\n\n\n<p>Pierre-Fran\u00e7ois-Xavier de\nCharlevoix (1682-1761) \u00e9tait j\u00e9suite, professeur de philosophie et des\nhumanit\u00e9s, grand voyageur et historien. Il a effectu\u00e9 deux voyages en Am\u00e9rique.\nLors du premier voyage (1705-1709), il a enseign\u00e9 la grammaire au Coll\u00e8ge de Qu\u00e9bec,\nalors qu\u2019au cours du second (1720-1722), il a parcouru l\u2019Am\u00e9rique de la ville\nde Qu\u00e9bec jusqu\u2019\u00e0 Saint-Domingue en passant par les Grands Lacs et le\nMississippi. Il a consacr\u00e9 plus de 20 ans \u00e0 la recherche et \u00e0 la r\u00e9daction de\nson histoire de la Nouvelle-France, alors qu\u2019il a consult\u00e9 une grande quantit\u00e9\nde sources documentaires et a puis\u00e9 dans ses propres observations. Cet ouvrage\nest tr\u00e8s pr\u00e9cieux pour les historiens et historiennes de la\nNouvelle-France&nbsp;puisqu\u2019il s\u2019agit de la premi\u00e8re histoire g\u00e9n\u00e9rale des\n\u00e9tablissements fran\u00e7ais en Am\u00e9rique du Nord, et Charlevoix y livre \u00e9galement la\npremi\u00e8re bibliographie annot\u00e9e de <em>Canadiana<\/em>.\nEn 1744 paraissent en m\u00eame temps chez Rollin \u00e0 Paris, les deux \u00e9ditions de cet\nouvrage, sorties des presses de cinq imprimeurs parisiens&nbsp;diff\u00e9rents : une\n\u00e9dition in-quarto de trois tomes comportant 22 gravures et une \u00e9dition in-12<sup>o<\/sup>\nde six tomes, comportant 44 gravures. L\u2019ouvrage est remarquable, notamment pour\nla qualit\u00e9 des 28 cartes g\u00e9ographiques qu\u2019il comporte. Elles ont \u00e9t\u00e9 dress\u00e9es\npar Jacques-Nicolas Bellin (1703-1772), ing\u00e9nieur en chef et g\u00e9ographe du d\u00e9p\u00f4t\ndes cartes, plans et journaux du minist\u00e8re de la Marine fran\u00e7aise. Il s\u2019agit\ndes premi\u00e8res cartes modernes imprim\u00e9es du Canada. Bien que la r\u00e9gion situ\u00e9e en\naval de la ville de Qu\u00e9bec porte son nom depuis 1855, Charlevoix ne s\u2019est pas\nsp\u00e9cifiquement attard\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gion. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">11<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Cook, James<\/strong> (1728-1779<strong>); B\u00e9nard, Robert <\/strong>(1734-1786), grav.; <strong>Pr\u00e9vost, Beno\u00eet Louis<\/strong>, (v. 1735-1804?), dess. <em>Cartes et figures du troisi\u00e8me voyage de Cook<\/em>. Paris, H\u00f4tel de Thou, 1785.<br>Cote&nbsp;: LA-C 1785 G 420 C 62 T. 2<\/p>\n\n\n\n<p>James Cook (1728-1779)\nfut capitaine de la Royal Navy, cartographe, navigateur et explorateur\ninfatigable qui effectua trois voyages dans l\u2019oc\u00e9an pacifique entre 1768 et\n1779, lui permettant d\u2019\u00eatre le premier Europ\u00e9en \u00e0 mettre pied sur la c\u00f4te Est\nde l\u2019Australie, en Nouvelle-Cal\u00e9donie, sur les \u00celes Sandwich et \u00e0 Hawa\u00ef o\u00f9 il\ntrouva la mort. Cook fut le premier navigateur \u00e0 contourner l\u2019Antarctique, \u00e0\nfaire une cartographie de Terre-Neuve et de la Nouvelle-Z\u00e9lande. Cet ouvrage\nest un recueil de 87 gravures (plans, cartes, portraits), \u0153uvres de Robert\nB\u00e9nard (1734-1786), lesquelles devaient \u00e0 l\u2019origine \u00eatre ins\u00e9r\u00e9es dans le r\u00e9cit\nde voyage de Cook, mais qui ont finalement connu une publication autonome. La\nplanche choisie ici repr\u00e9sente une sc\u00e8ne de chasse de morses, baptis\u00e9s \u00ab\nChevaux de mer&nbsp;\u00bb depuis le XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle par Olaf Magnus\n(1573?-1636).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">12<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Vega, Garcilaso de la<\/strong> (1539-1616); <strong>Pierre, Richelet<\/strong> (1626-1698), biblio.; <strong>Baudoin, Jean<\/strong> (1590?-1650) trad.; <strong>Picart, Bernard<\/strong> (1673-1733), dess.;<strong> Du Flos, J<\/strong>. (?-17??), grav.; <strong>Folkema, Jacob<\/strong> (1692-1767), grav.; <strong>Debrie, Guillaume-Fran\u00e7ois-Laurent<\/strong> (17??-1755), grav.; <strong>La Cave, Fran\u00e7ois-Morellon<\/strong> (1696-1768), grav. <em>Histoire des Yncas : rois du Perou, Depuis le premier Ynca Manco Capac, Fils du Soleil, jusqu&rsquo;\u00e0 Atahualpa dernier Ynca : o\u00f9 l&rsquo;on voit leur Etablissement, leur Religion, leurs Loix, leur Conqu\u00eates<\/em>&#8230; Amsterdam, chez Jean Frederic Bernard, 1727 (T. 2); 1737 (T.1).<br>Cote&nbsp;: LA-C 1727 F 3442 T. 1<\/p>\n\n\n\n<p>Cet ouvrage comporte deux parties&nbsp;: la premi\u00e8re relate l\u2019histoire\ndes anc\u00eatres de la m\u00e8re de l\u2019auteur, une princesse Inca, et la seconde partie\nest constitu\u00e9e de la premi\u00e8re histoire de la conqu\u00eate du P\u00e9rou par les\nEspagnols. L\u2019ouvrage a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en espagnol par le capitaine Garsilaso\nde la Vega (1539-1616), publi\u00e9 sous le titre <em>Commentarios reales, que tratan del origen de los Yncas\u2026,<\/em> en 1609,\n\u00e0 Lisbonne, puis a \u00e9t\u00e9 traduit en fran\u00e7ais par Jean Beaudoin (1590?-1650),\ntraducteur, homme de lettres et membre de l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, et publi\u00e9 pour\nla premi\u00e8re fois \u00e0 Paris en 1633, chez A. Courb\u00e9. La carte montre le\n\u00ab&nbsp;Perou, du fleuve des Amazones et du Bresil&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">13<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Coreal, Francisco<\/strong> (1648?-1708); <strong>Narborough, John<\/strong> (1640?-1688); <strong>Raleigh, Walter<\/strong> (1554?-1618); <strong>Nyel, Armand Jean Xavier<\/strong> (1670-1738). <em>Voyages de Fran\u00e7ois Coreal aux Indes occidentales, Contenant ce qu&rsquo;il y a v\u00fb de plus remarquable pendant son s\u00e9jour depuis 1666, jusqu&rsquo;en 1697. Traduits de l&rsquo;Espagnol. Avec une Relation, De la Guiane de Walter Raleigh &amp; le Voyage de Narborough \u00e0 la Mer du Sud par le D\u00e9troit de Magellan<\/em>. Amsterdam, Jean Frederic Bernard, 1722. <br>Cote&nbsp;: LA-D 1722 F 2221 T. 1<\/p>\n\n\n\n<p>Recueil de plusieurs\nr\u00e9cits de voyage espagnols et anglais traduits en fran\u00e7ais, cet ouvrage\nrassemble les textes de divers auteurs dont Francisco Coreal (1648?-1708), le\nmarin anglais John Narborough (1640?-1688), le po\u00e8te, courtisan et explorateur\nWalter Raleigh (1554?-1618) et le missionnaire j\u00e9suite Armand Jean Xavier Nyel\n(1670-1738) \u00e0 qui on attribue faussement une lettre. En 1722, la premi\u00e8re\n\u00e9dition de cet ouvrage voit le jour \u00e0 Paris chez Robert-Marc d\u2019Espilly, en deux\nvolumes, et \u00e0 Amsterdam chez Jean-Fr\u00e9d\u00e9ric Bernard (1683?-1744). Celle-ci comporte\nquatre cartes et onze planches dont neuf pli\u00e9es. La planche montre la \u00ab Baie de\ntous les Saints de San Salvador \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">14<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Di\u00e8reville, Di\u00e8re de<\/strong> (1679-1711?). <em>Relation du voyage du Port Royal de l&rsquo;Acadie, ou de la Nouvelle France, dans laquelle on voit un d\u00e9tail des divers mouvemens de la mer dans une travers\u00e9e de long cours; la Description du pa\u00efs, les Occupations des Fran\u00e7ois qui y sont \u00e9tablis, les mani\u00e9res des differentes Nations Sauvages, leurs Superstitions, &amp; leurs chasses; avec une dissertation exacte sur le Castor<\/em>. Amsterdam, Pierre Humbert, 1710. <br>Cote&nbsp;: LA-D 1710 F 5077.2<\/p>\n\n\n\n<p>Nous savons que tr\u00e8s peu\nde choses sur Di\u00e8re de Di\u00e8reville (1679-1711?), naturaliste, botaniste,\nchirurgien, po\u00e8te fran\u00e7ais. Il a pass\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un an \u00e0 Port-Royal, en Acadie, \u00e0\nherboriser et \u00e0 observer les autochtones. Son r\u00e9cit, qui lui aurait \u00e9t\u00e9\ncommand\u00e9 par Michel B\u00e9gon (1638-1710), intendant de La Rochelle \u00e0 qui l\u2019ouvrage\nest d\u00e9dicac\u00e9, s\u2019attache \u00e0 raconter la travers\u00e9e de l\u2019Atlantique qui a dur\u00e9 54\njours et \u00e0 d\u00e9crire la faune, la flore, la chasse et la p\u00eache, les m\u0153urs des\nautochtones et leur cuisine. \u00c0 ce chapitre, il s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement aux\nmodes de fabrication du sirop d\u2019\u00e9rable et de la bi\u00e8re d\u2019\u00e9pinette. Le r\u00e9cit est\n\u00e9dit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Rouen en 1708 et conna\u00eet trois tirages, puis il\nest r\u00e9\u00e9dit\u00e9 \u00e0 Amsterdam en 1710. Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 en anglais en 1714,\nparaissant dans <em>Travels of Several\nLearned Missioners of the Society of Jesus<\/em>, alors que l\u2019auteur n\u2019a pas de\nlien avec la compagnie. Enfin, l\u2019ouvrage a circul\u00e9 en allemand sous forme\nabr\u00e9g\u00e9e en 1751. Le frontispice combine une sc\u00e8ne de chasse au chevreuil et une\nsc\u00e8ne de fabrication d\u2019un cano\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">15<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Beverley, Robert<\/strong> (1673-1722). <em>Histoire de la Virginie contenant : I. L&rsquo;Histoire du premier Etablissement dans la Virginie, &amp; de son Gouvernement jusques \u00e0 pr\u00e9sent. II. Les productions naturelles &amp; les commoditez du Pa\u00efs&#8230; III. La Religion, les Loix, &amp; les Coutumes des Indiens Naturels, tant dans la Guerre, que dans la Paix.&nbsp;IV. L&rsquo;Etat pr\u00e9sent du Pa\u00efs, tant \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de la Police que de l&rsquo;amelioration du Pa\u00efs. Par un auteur natif et habitant du Pa\u00efs.<\/em> Amsterdam, chez Thomas Lombrail, 1707. <br>Cote&nbsp;: LA-D 1707 F 229<\/p>\n\n\n\n<p>Une des premi\u00e8res\nhistoires de cette colonie britannique, l\u2019ouvrage de Robert Beverley\n(1673-1722), historien et homme politique au service du conseil du gouverneur\nde la Virginie, a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en anglais, \u00e0 Londres en 1705. L\u2019ouvrage\nest divis\u00e9 en quatre livres et comporte 14 planches illustrant les m\u0153urs et la\nvie quotidienne des autochtones, dont celle-ci qui repr\u00e9sente la prise du\nrepas&nbsp;: <\/p>\n\n\n\n<p>Quand ils prennent leurs\nrepas, ils s\u2019asseient \u00e0 terre, sur une Nate, &amp; ils \u00e9tendent tout \u00e0 fait\nleurs jambes, entre lesquelles ils mettent le Plat&nbsp;: de sorte qu\u2019ils ne\nsont presque jamais que deux autour d\u2019un Plat, &amp; qu\u2019ils peuvent commod\u00e9ment\nentrelacer leurs jambes, pour l\u2019avoir tous deux \u00e0 port\u00e9e, comme on peut le voir\ndans la X Planche. <\/p>\n\n\n\n<p>Les Cuilliers, dont ils\nse servent, tiennent d\u2019ordinaire demi-Pinte; &amp; ils se moquent de la\npetitesse de celles des Anglois,\nqui sont obligez, disent-ils, de les porter si souvent \u00e0 la bouche, que leur\nbras doivent \u00eatre fatiguez, avant que leur ventre soit plein. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">16<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Du Creux, Fran\u00e7ois<\/strong> (1596-1666). <em>Historiae Canadensis, seu, Novae-Franci\u00e6 libri decem, Ad Annum usque Christi MDCLVI Auctore P. Francisco Creuxio<\/em>. Paris, Apud Sebastianum Cramoisy et Sebast. Mabre-Cramoisy, typographos regis, 1664. <br>Cote&nbsp;: LA-C 1664 F 5073 T. 10<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e8re j\u00e9suite, professeur de belles-lettres, historien, Fran\u00e7ois Ducreux\n(1596-1666) n\u2019est ni acteur ni t\u00e9moin des voyages qu\u2019il relate. Il proc\u00e8de\nplut\u00f4t \u00e0 une r\u00e9\u00e9criture, en latin, des <em>Relations<\/em>\n<em>de ce qui s\u2019est pass\u00e9 de plus remarquable\naux missions des p\u00e8res de la compagnie de Jesus en la Nouvelle France<\/em>,\nrecueils en fran\u00e7ais des missives \u00e9chang\u00e9es entre les missionnaires j\u00e9suites au\nXVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, en r\u00e9organisant le contenu et en construisant une\ntrame narrative. L\u2019imprimeur-\u00e9diteur S\u00e9bastien Cramoisy (1584-1669), surnomm\u00e9 \u00ab\nl\u2019architypographe \u00bb, fut le premier directeur de l\u2019Imprimerie royale de Louis\nXIV et imprima \u00e9galement les <em>Relations<\/em>\n<em>des j\u00e9suites<\/em> (1632-1672). L\u2019ouvrage porte plusieurs ex-libris dont celui du\nj\u00e9suite F\u00e9lix Martin (1804-1886), &nbsp;fondateur du Coll\u00e8ge Sainte-Marie et\ndes Archives des j\u00e9suites.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">17<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Ramusio, Giovanni Battista<\/strong> (1485-1557); <strong>Polo, Marco<\/strong> (1254-1324);<strong>&nbsp;H\u00e9thoum l&rsquo;Historien <\/strong>(1235?-1314?); <strong>Giunti, Lucantonio <\/strong>&nbsp;(1457-1538), impr.; <strong>Gastaldi, Giacomo<\/strong> (1500?-1566), cartogr. <em>Delle, navigationi, et viaggi, raccolte da M. Gio. Battista Ramusio, volume terzo<\/em>\u2026 Venise, Appresso I Giunti, 1606.<br>Cote&nbsp;: LA-B 1606 G 159 V. 3 P. 2<\/p>\n\n\n\n<p>Originaire de Tr\u00e9vise, Giovanni Battista Ramusio (1485-1557) fut un\ngrand humaniste qui collabora avec le c\u00e9l\u00e8bre imprimeur v\u00e9nitien Alde Manuce\nqui lui avait confi\u00e9 l\u2019\u00e9dition de Quintilien (1514) et de Tite-Live (1519). Il\nfut \u00e9galement chancelier de la r\u00e9publique de Venise et secr\u00e9taire du s\u00e9nat de\nla S\u00e9r\u00e9nissime en 1515. <\/p>\n\n\n\n<p><em>Delle navigationi<\/em>\u2026, une compilation des r\u00e9cits de voyages et de\nnavigations, dont ceux de Marco Polo, de Magellan et de Josaphat Barbaro, le\nrendit c\u00e9l\u00e8bre.&nbsp; L\u2019ouvrage tient en six tomes; il a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 \u00e0 Venise en\n1550, 1559 et 1606 chez Tommaso Giunti et est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019humaniste Girolamo\nFracastora (1478-1553), m\u00e9decin, g\u00e9ographe et astronome. La carte <em>La Terra de Hochelaga Nella Novo Francia<\/em>\nmontre les Fran\u00e7ais, guid\u00e9s par Jacques Cartier, qui arriv\u00e8rent, dit-on, le 2\noctobre 1535 \u00e0 Hochelaga, et serrent la main des Indiens. On y voit\naussi leurs habitations \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du plan circulaire de la ville, le\ncouloir de ceinture et le parapet qui en assurent la d\u00e9fense, et jusqu\u2019aux\ncours int\u00e9rieures o\u00f9 la cuisine se faisait autour du feu. Au loin se profile le\n<em>Monte Real<\/em> avec des b\u00eates sauvages qui en gravissent les pentes. La\ncarte indique pour la premi\u00e8re fois\nl\u2019emplacement de la future ville de Montr\u00e9al. Elle a \u00e9t\u00e9 dessin\u00e9e par Giacomo\nGastaldi (1500?-1566), grand cartographe et cosmographe de Venise \u00e0 qui l\u2019on\nattribue la production d\u2019une centaine de cartes.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">18<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Tory, Geoffroy<\/strong> (1480?-1533). <em>Champ fleury. Au quel est contenu Lart &amp; Science de la deue &amp; vraye Proporti\u00f5 des Lettres Attiques, qu\u00f5 dit autrem\u00eat Lettres Antiques, &amp; vulgairement Lettres Romaines proportionnees selon le Corps &amp; Visage humain<\/em> \u2026 Paris, Geoffroy Tory et Giles Gourmont, 1529.<br>Cote&nbsp;: LAR-C 1529 NK 3<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le <em>Champ\nfleury<\/em>, Geoffroy Tory (1480?-1533) propose diff\u00e9rents caract\u00e8res et alphabets\ncon\u00e7us dans l\u2019esprit humaniste, et pr\u00e9conise l\u2019emploi des accents, de la\nc\u00e9dille et de l\u2019apostrophe, mais sans les employer encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ces deux\npages, les lettres, conform\u00e9ment au go\u00fbt humaniste, sont en parfaite harmonie\navec la figure humaine, centre de tout. Notons aussi une interpr\u00e9tation morale\nde la lettre <em>A<\/em> comme persistance de\nl\u2019esprit m\u00e9di\u00e9val. Ainsi, le trait traversant du <em>A<\/em> qui \u00ab&nbsp;couvre precisement le membre genital de l\u2019homme, pour\ndenoter que Pudicite &amp; Chastete av\u00e3t toutes choses, sont requises en ceulx\nqui demandent acces &amp; entree aux bonnes lettres\u2026&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce post-incunable\nfut montr\u00e9 lors de la grande exposition <em>Caxton<\/em> tenue \u00e0 Montr\u00e9al en 1877,\nsous les auspices de la Soci\u00e9t\u00e9 des antiquaires et des numismates de Montr\u00e9al\npour c\u00e9l\u00e9brer le 400<sup>e<\/sup> anniversaire de l\u2019imprimerie en Angleterre\nalors qu\u2019il \u00e9tait la propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019\u00c9cole normale Jacques-Cartier. Plus de cent\nans apr\u00e8s, <em>Champ fleury<\/em> fit partie de la contribution de l\u2019UQAM \u00e0\nl\u2019exposition <em>Le livre de la Renaissance \u00e0 Montr\u00e9al<\/em> (f\u00e9vrier 2012-janvier\n2013) \u00e0 Biblioth\u00e8que et Archives nationales du Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">19<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Champlain, Samuel de<\/strong> (1574-1635). <em>Les Voyages du sieur de Champlain Xaintongeois, capitaine ordinaire pour le Roy, en la marine. Divisez en deux livres. Ou, Journal tres-fidele des observations faites \u00e9s descouvertures de la Nouvelle-France&nbsp;: tant en la descripti\u00f5 des terres, costes, rivieres, ports, haures, leurs hauteurs, &amp; plusieurs declinaisons de la guide-aymant; qu\u2019en la cr\u00e9\u00e3ce des peuples, leur sperstition, fa\u00e7on de vivre &amp; de guerroyer&#8230; <\/em>Paris, Jean Berjon, 1613.<br>Cote&nbsp;: LA-C 1613 FC 332<\/p>\n\n\n\n<p>Navigateur, g\u00e9ographe, cartographe, Samuel de Champlain (1574-1635) a\nfait douze voyages en Nouvelle-France et ses observations ont \u00e9t\u00e9 consign\u00e9es\ndans plusieurs ouvrages&nbsp;qui constituent une mine de renseignements\npr\u00e9cieux pour les historiens et historiennes de la Nouvelle-France. Il a\nillustr\u00e9 lui-m\u00eame ses livres dans lesquels il d\u00e9crit la faune, la flore, les\npaysages, les cours d\u2019eau, les habitants et leurs m\u0153urs, etc. L\u2019ouvrage\npr\u00e9sent\u00e9 ici relate les explorations de 1604 \u00e0 1613, les fondations de\nSainte-Croix, Port-Royal, Qu\u00e9bec, les combats contre les Iroquois sur les bords\ndu lac qui portera plus tard son nom. Dans une autre section de l\u2019ouvrage,\nChamplain relate les exp\u00e9ditions dans la vall\u00e9e du Saint-Laurent. On retrouve\nenfin une notice \u00e9labor\u00e9e qui explique deux cartes de la Nouvelle-France\nins\u00e9r\u00e9es dans le volume. L\u2019ouvrage rassemble 16 autres cartes destin\u00e9es aux\nnavigateurs, repr\u00e9sentant l\u2019Acadie ou la vall\u00e9e du Saint-Laurent, ainsi que\nquatre planches dont deux sc\u00e8nes de guerre et deux repr\u00e9sentations des\nhabitations de Port-Royal et de Qu\u00e9bec.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">20<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Herrera, Antonio de <\/strong>(1559-1625); <strong>La Coste, Nicolas de<\/strong> (15??-1666?), trad. <em>Histoire generale des voyages et conquestes des Castillans dans les Isles &amp; Terre-ferme des Indes Occidentales. Traduite de l&rsquo;espagnol d&rsquo;Antoine d&rsquo;Herrera, historiographe de Sa Majest\u00e9 Catholique&#8230;Par N. de La Coste. Pemiere decade, contenant les premieres Descouvertes du nouveau Monde par Christofle Colon\u2026 <\/em>Paris, chez Nicolas et Jean de La Coste, 1660-1671.<br>Cote&nbsp;: LA-C 1660 E 141 T. 1<\/p>\n\n\n\n<p>Il\ns\u2019agit du premier livre espagnol de cette ampleur sur l&rsquo;histoire du Nouveau\nMonde. Antonio de Herrera (1559-1625) a \u00e9t\u00e9 le premier historien royal des <em>Indes occidentales<\/em> ayant par sa position\nun acc\u00e8s \u00e9largi aux documents et aux sources officielles. Cet ouvrage ambitieux\ncouvre, entre autres, l&rsquo;histoire du Nouveau Monde, les voyages de Colomb\n(1450?-1506) et de Vespucci (1454-1512), la d\u00e9couverte des mers du Sud, les\nconqu\u00eates de Cort\u00e9s (1485-1547). On y retrouve \u00e9galement la description des\ninstitutions et des coutumes des premi\u00e8res civilisations de la \u00ab Nouvelle\nEspagne \u00bb avant l&rsquo;arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens, et des explications sur les litiges\nfrontaliers avec les Portugais. Traduit de l&rsquo;espagnol (1601-1615), il s&rsquo;agit de\nla premi\u00e8re \u00e9dition fran\u00e7aise de cet ouvrage, une pierre angulaire des premiers\n<em>Americana<\/em>. Les trois volumes couvrent\nla p\u00e9riode de 1492 \u00e0 1514 (les ouvrages des d\u00e9cennies suivantes n&rsquo;ont jamais\n\u00e9t\u00e9 traduits). Les bibliographes font g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces travaux\ns\u00e9par\u00e9ment, car les trois tomes sont tr\u00e8s rarement r\u00e9unis. Les deux premiers volumes\nde cette \u00e9dition parurent en 1660, mais le troisi\u00e8me volume ne fut r\u00e9alis\u00e9 que\nonze ans plus tard, avec l&rsquo;aide de Clouzier &amp; Aubouin pour achever\nl&rsquo;impression.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">21<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Juan y Santacilia, Jorge<\/strong> (1713-1773); <strong>Ulloa, Antonio de<\/strong> (1716-1795); <strong>Mauvillon, \u00c9l\u00e9azar de<\/strong> (1712-1779), trad.; <strong>Punt, Jan<\/strong> (1711-1779), grav. <em>Voyage historique de l\u2019Amerique meridionale fait par ordre du roi d\u2019Espagne par Don George Juan,\u2026 Par Don Antoine de Ulloa,\u2026 Ouvrage orne des figures, plans, et cartes necessaires. Et qui contient une histoire des Yncas du Perou, et les Observations Astronomiques &amp; Physiques, faites pour d\u00e9terminer la Figure &amp; la Grandeur de la Terre<\/em>. Amsterdam; Leipzig,&nbsp;chez Arkstee &amp; Merkus,&nbsp;1752. <br>Cote&nbsp;: LA-C 1752 F 2221 T. 1<\/p>\n\n\n\n<p>Jorge Juan y Santacilia\n(1713-1773) et Antonio de Ulloa (1716-1795) \u00e9taient tous deux officiers de la\nmarine espagnole et de grands scientifiques, membres des acad\u00e9mies des sciences\nles plus importantes de l\u2019\u00e9poque. Ils ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s par Pierre Bouguer (1698-1758),\nmath\u00e9maticien et hydrographe de l\u2019Acad\u00e9mie royale des sciences de Paris, pour\nfaire partie d\u2019une exp\u00e9dition en \u00c9quateur qui avait pour mission de mesurer le\ndegr\u00e9 de l\u2019arc du m\u00e9ridien. De 1736 \u00e0 1744, ils s\u00e9journent au P\u00e9rou et\nrecueillent une grande vari\u00e9t\u00e9 de donn\u00e9es de diff\u00e9rentes natures et font\nnotamment la d\u00e9couverte de l\u2019\u00e9l\u00e9ment chimique du platine. Leurs observations\nscientifiques sont publi\u00e9es en 1748 \u00e0 Madrid sous le titre <em>Relaci\u00f3n hist\u00f3rica del viaje hecho de orden de su\nMajestad a la Am\u00e9rica Meridional<\/em>. L\u2019ouvrage est traduit en fran\u00e7ais et para\u00eet la m\u00eame\nann\u00e9e (1752) \u00e0 Paris chez Charles Antoine Jombert et \u00e0 Amsterdam chez Arkstee\n&amp; Merkus. La planche IX montre un octant, instrument de navigation qui\npermet de d\u00e9terminer la latitude de l\u2019observateur et de mesurer la hauteur des\nastres.<br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La litt\u00e9rature jeunesse \u00e0 l\u2019\u00c9cole normale\nJacques-Cartier<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>(Ouvrages en vitrine \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du Centre des\nlivres rares et des collections sp\u00e9ciales)<\/p>\n\n\n\n<p>Ces six romans\nd\u2019aventures illustrent la volont\u00e9 des enseignants de l\u2019\u00c9cole normale\nJacques-Cartier d\u2019offrir aux \u00e9tudiants un compl\u00e9ment divertissant \u00e0 leur\n\u00e9ducation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jules Verne <\/strong>(1828-1905)<br>La majeure partie de l\u2019\u0153uvre de cet \u00e9crivain fran\u00e7ais est constitu\u00e9e de romans d&rsquo;aventures \u00e9voquant les progr\u00e8s scientifiques du XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Extr\u00eamement prolifique, il publie en une quarantaine d&rsquo;ann\u00e9es de carri\u00e8re plus de cinquante romans, auxquels il faut ajouter une vingtaine de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, et autant de nouvelles, des chansons, de la po\u00e9sie et une cinquantaine d&rsquo;articles divers.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant\nv\u00e9cu son enfance pr\u00e8s d\u2019un port de mer, Jules Verne enfant a \u00e9t\u00e9 fascin\u00e9 par\nles all\u00e9es et venues des grands navires et par les r\u00e9cits des marins ayant\nvisit\u00e9 les quatre coins du monde. Chacun de ses romans est un r\u00e9cit invitant\naux voyages et \u00e0 l\u2019aventure ouvrant sur des contr\u00e9es lointaines. Toujours tr\u00e8s\ndocument\u00e9, les d\u00e9couvertes g\u00e9ographiques, les\ntechniques de navigation et les m\u00e9thodes d&rsquo;exploration ont inspir\u00e9 Jules Verne\ndonnant \u00e0 ses romans une puissante impression de r\u00e9alisme. <\/p>\n\n\n\n<p>En\ncollaboration avec Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) son \u00e9diteur, Verne a\nentrepris de r\u00e9pondre aux attentes du public par la s\u00e9rie des <em>Voyages extraordinaires<\/em>, s\u00e9rie\nreconnaissable par sa couverture\nen percaline&nbsp;rouge magnifiquement illustr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">22<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Jules Verne <\/strong>(1828-1905); <strong>Riou, \u00c9douard<\/strong> (1833-1900), ill. <em>Les Anglais au P\u00f4le Nord&nbsp;: aventures du capitaine Hatteras<\/em>. Paris, Collection Hetzel, [1866].<br>Cote&nbsp;: AX-LR PQ 2469 V6333 1866 T. 56<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">23<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Verne, Jules<\/strong> (1828-1905); <strong>Barbant, Charles (1844-1921)<\/strong>, ill.; <strong>Riou, \u00c9douard<\/strong> (1833-1900). ill.; F\u00e9rat, Jules (1829-1906), ill. <em>Les Indes-noires; Le Chancellor, suivi de Martin Paz. <\/em>Paris, J. Hetzel et Cie, [1877]. (S\u00e9rie&nbsp;: Voyages extraordinaires)<br>Cote&nbsp;: LR-C 1877 PQ 2469<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">24<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Verne, Jules<\/strong> (1828-1905); <strong>Riou, \u00c9douard<\/strong> (1833-1900), ill.; <strong>Montaut, Henri de<\/strong> [1825-1890?], ill. <em>Cinq semaines en ballon : voyage de d\u00e9couvertes en Afrique par trois Anglais<\/em>. Paris, J. Hetzel et cie, [1875]. (S\u00e9rie&nbsp;: Voyages extraordinaires)<br>Cote&nbsp;: LR-C 1875 PQ 2469<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">25<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Verne, Jules<\/strong> (1828-1905); <strong>Benett, L\u00e9on<\/strong> (1839-1916), ill.; <em>Bourses de voyage<\/em>. Paris, Collection Hetzel, [1904]. (S\u00e9rie&nbsp;: Voyages extraordinaires) <br>Cote&nbsp;: LR-C 1904 PQ 2469<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">26<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Th\u00e9riault, Yves<\/strong> (1915-1983). <em>Agaguk : roman esquimau<\/em>. Qu\u00e9bec, Institut litt\u00e9raire du Qu\u00e9bec; Paris, Bernard Grasset, 1958. <br>Cote&nbsp;: AX-LR PS 8539 H4 A35 1958<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son roman <em>Agaguk<\/em>, <a href=\"http:\/\/bilan.usherbrooke.ca\/bilan\/pages\/biographies\/246.html\">Yves Th\u00e9riault<\/a> nous instruit sur\nla fa\u00e7on de vivre au quotidien des <em>Esquimaux<\/em> du Grand Nord canadien. Ce\nroman policier, centr\u00e9 autour du personnage d&rsquo;Agaguk, fils du chef Ramook, nous\nmontre la difficult\u00e9 de vivre dans une communaut\u00e9 autochtone. Ce sixi\u00e8me roman de l&rsquo;auteur, s&rsquo;est vendu \u00e0 300 000\nexemplaires, figure parmi les romans les plus lus dans les ann\u00e9es soixante et a\ncompt\u00e9 parmi les lectures obligatoires de nombreuses \u00e9l\u00e9ves, sur plusieurs\ng\u00e9n\u00e9rations. Traduit en sept langues, il assura \u00e0 son auteur une renomm\u00e9e\ninternationale.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">27<\/h4>\n\n\n\n<p><strong>Defoe, Daniel <\/strong>(1661?-1731).<em>The Life and Adventures of Robinson Crusoe, written by himself.<\/em>Londres, T. Nelson and sons, 1855.&nbsp;<br>Cote&nbsp;: LR-E 1855 PR 3403<\/p>\n\n\n\n<p>Daniel Defoe,\nde son vrai nom&nbsp;Daniel Foe,\nest un aventurier, commer\u00e7ant, agent politique et \u00e9crivain anglais, notamment\nconnu pour \u00eatre l\u2019auteur de&nbsp;<em>Robinson Cruso\u00e9<\/em>&nbsp;et de&nbsp;<em>Heurs\net Malheurs de la fameuse Moll Flanders<\/em>. Sous le r\u00e8gne de la reine Anne\n(1665-1714), il est condamn\u00e9 au pilori et \u00e0 la prison, en 1703, pour avoir\n\u00e9crit&nbsp;<em>Le plus court chemin pour en finir avec les dissidents<\/em>, un\npamphlet contre l\u2019intol\u00e9rance de l\u2019\u00c9glise anglicane. Une fois lib\u00e9r\u00e9 en 1704,\nDefoe, agit sous le pseudonyme d\u2019Alexander Goldsmith.&nbsp;Son roman le plus\nc\u00e9l\u00e8bre,&nbsp;<em>Robinson Cruso\u00e9<\/em>&nbsp;(1719), raconte la survie d\u2019un\nnaufrag\u00e9 sur une \u00eele d\u00e9serte. Il se serait inspir\u00e9 de l\u2019aventure d\u2019Alexandre\nSelkirk, un marin \u00e9cossais qui aurait d\u00e9barqu\u00e9 sur l\u2019\u00eele inhabit\u00e9e de&nbsp;M\u00e1s\na Tierra&nbsp;(Chili) maintenant nomm\u00e9 l\u2019\u00cele Robinson Crusoe, o\u00f9 il\nsurv\u00e9cut de&nbsp;1704&nbsp;\u00e0&nbsp;1709. <em>Robinson Cruso\u00e9<\/em>&nbsp;demeure aujourd&rsquo;hui un grand classique de\nla&nbsp;litt\u00e9rature. Depuis sa parution, l&rsquo;\u0153uvre de Defoe n&rsquo;a cess\u00e9 de susciter\nde nouvelles variations sur le th\u00e8me. Parmi les plus repr\u00e9sentatifs, <em>Le\nRobinson suisse<\/em>&nbsp;de&nbsp;Johann David Wyss&nbsp;(1812),&nbsp;<em>L&rsquo;\u00cele\nmyst\u00e9rieuse<\/em> de Jules Verne (1874), <em>Sa Majest\u00e9 des mouches<\/em>&nbsp;de&nbsp;William\nGolding (1954), ou encore <em>Vendredi ou les Limbes du Pacifique<\/em> de Michel Tournier (1967).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/sites-bibliotheques.dev.uqam.ca\/livres-rares\/expositions\/50-ans-uqam\/\">Retourner \u00e0 la page de l&rsquo;exposition<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 partir du 9 mars 2020 C\u2019est en 1857, soit l\u2019ann\u00e9e suivant la cr\u00e9ation du Conseil de l\u2019instruction publique, que les premi\u00e8res \u00e9coles normales font leur apparition au Qu\u00e9bec afin d\u2019offrir une formation de qualit\u00e9 aux futurs enseignants. \u00c0 Montr\u00e9al, deux de ces \u00e9coles ouvrent leurs portes : McGill pour les anglophones (int\u00e9gr\u00e9e au [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":222,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"advgb_blocks_editor_width":"","advgb_blocks_columns_visual_guide":"","footnotes":""},"categories":[],"class_list":["post-217","page","type-page","status-publish","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v26.9 - 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